Dans les années 50, la ville de Saint-Raymond avait de la difficulté à capter les émissions transmises des grandes villes de Québec.
En 1954, Monsieur Gilles Déry, spécialiste en vente et en réparation de téléviseurs installe alors une antenne de réception sur la Côte Joyeuse. L'installation du câble permet donc aux Raymondois d'avoir une meilleure réception sur leur petit écran, mais aussi de créer leurs propres émissions en circuit fermé pour les abonnés.
Entre 1954 et 1970, les artisans de la télévision doivent louer des caméras à Québec pour réaliser leurs émissions.
En 1958, on diffuse en direct sur le réseau local, le défilé du Carnalval de Saint-Raymond. Cette première expérience est d'ailleurs dans les premières au Québec.
En 1970, un groupe de bénévoles ayant à sa tête Messieurs Marc-André Pelletier et Marcel R.Plamondon, montre le désir d'implanter pour de bon la télévision communautaire à Saint-Raymond. M.Gilles Déry, le principal actionnaire de la compagnie Vidéo Déry met alors à la disposition de ces pionniers un équipement de production ainsi qu'un local à l'intérieur de son commerce situé sur la rue St-Joseph. La compagnie Vidéo Déry fait aussi l'achat de caméras et de matériel d'enregistrement et le poste local démare réellement.
Les 12 et 14 octobre 1970, on présente la première émission de CJSR qui porte sur la prévention des incendies.
Un peu plus tard, constatant la bonne besogne abattue par les bénévoles, le maire Albert-Édourad Cloutier propose à l'équipe de la TVC de sortir de l'atelier de réparation chez Vidéo Déry, pour aménager les studios au sous-sol de l'hôtel de ville. C'est à cet endroit que les pionniers de CJSR, Bertrand Thibault, Denis Plamondon, Jacquelin D. Genois et Normand D.Genois donneront au poste son premier élan.
En 1971, un projet Perspective Jeunesse du gouvernement fédéral permet de mettre en place, le temps d'un été, une première équipe de permanents pour coordoner le travail des bénévoles.
En 1973, la TVC réussit à offrir à ses abonnés 20 heures de diffusion hebdonadaire. Elle possède déjà, à ce moment-là, un équipement technique évalué à près de 12 000$. De plus en plus, les groupements sociaux, culturels, sportifs et religieux prennent conscience des immenses services que rend la télévision communautaire.
En 1977, la population, par l'entremise de la TVC, vivra une expérience unique dans les annales des communications canadiennes. Entre le 17 et le 24 mars, CJSR et la télévision communautaire de Buckingham, située près de Hull, se retrouvent face à face, grâce à la magie de la retransmission par satellite. Pendant une période de cinq jours, à raison de cinq heures de diffusion par jour, les deux municipalités ont établi entre eux un dialogue ouvert, retransmis simultanément dans les deux villes. Grâce au travail inlassable de bénévoles tels que: Marc-André Pelletier, Sylvaine Tremblay et France Beaupré, l'échange par satellite entre Saint-Raymond et Buckingham fun un succès complet. L'expérience fut d'ailleurs répétée l'année suivante.
En 1983, CJSR fait l'acquisition d'un équipement couleur. Le succès du super téléthon, tenu à l'antenne du 3 le dimanche 27 mars 1983, a rendu possible l'achat de cet appareillage coûteux. Résultat du téléthon: 4 500$. Président de l'époque: Roger Plamondon.
La suite est aussi constitué de hauts et de bas. La fameuse subvention du programme d'aide aux médias communautaires (PAMEC) permit à la télévision d'engager jusqu'à 4 personnes en permanence. Il serait ici hasardeux de nommer des noms, mais mentionnons tout de même ceux de Daniel Boucher, Daniel Martel, Laurent Blouin, Danielle Boucher, Danielle Plamondon, Guylaine Lagevin, Yvon Beaulieu et Gaétan Genois.
En 1987,La télévision connaît une nouvelle déveine avec l'arrêt de la dite subvention PAMEC. Les choses vont alors de plus en plus mal et la télévision communautaire connaît des heures sombres.
Dans les années 1990, la télévision fait un retour remarqué. Cette fois-ci, ce n'est pas l'argent du gouvernement qui ranime la flamme mais plutôt la forte volontée d'une poignée de bénévoles composée de Gaétan Voyer, Luc Falardeau, Normand Vézina, Daniel Gagnon et Robert Rousseau. Ces gens, de même que plusieurs adolescents avides de technique ou d'animation, firent en sorte de redonner le souffle nécessaire à la télévision pour qu'elle reparte sur des bases solides.
En 2002, on déménage au centre-ville de Saint-Raymond, au deuxième étage de notre câblodistributeur.
Aujourd'hui, CJSR, c'est plus de 32 heures de programmation locale (originale et reprise) par le biais de 14 émissions régulières. CJSR diffuse maintenant dans les villes de Saint-Raymond, Saint-Léonard, Lac Sergent, Pont-Rouge, Fossambault sur le Lac et Sainte-Catherine-de-la-Jacques-CArtier, Sainte-Christine d'Auvergne, Saint-Marc-des-Carrières, Saint-Alban et Saint-Gilbert.